Rentrée 2014 : L’Europe face au rebond de l’économie américaine

usa-europeAoût 2013 : L’Europe sort de la plus longue récession de son histoire, avec un PIB en évolution de 0.3%.

Novembre 2013 : L’Europe retombe en récession. La chute du taux de croissance en Allemagne fait basculer dans le noir tous les espoirs d’une reprise économique.

Feuilleton sans fin pour l’Europe !

La Croatie n’a pas eu le cœur de « fêter » sa première année dans l’Union Européenne, car le rêve de croissance est devenu un véritable cauchemar. La Grèce, l’Espagne, le Portugal, et Chypre subissent l’Europe plus qu’ils ne la vivent. L’Italie vient de tomber en récession également à son retour de vacances.

Aux Etats-Unis, il est exigé un résultat sur les actions économiques engagées.

En Europe, nous vivons sur des budgets alloués, dont on ne peut que constater la fragilité économique engendrée.

Les spécialistes paraissent surpris à chaque mauvaise annonce économique, et le sont également à la vue du spectaculaire rebond de croissance des États-Unis en ce mois d’Août 2014, alors que le FMI avait réduit sa prévision de croissance au mois de Juin 2014 !

Les résultats sont présents malgré la fustigation des décisions américaines par l’Europe : La croissance économique des États-Unis a rebondi de façon exceptionnelle au 2nd trimestre, selon la première estimation du département du commerce au 30 juillet 2014.

« Reprise des investissements dans les stocks, rebond des exportations, accélération des dépenses de consommation et revirement des dépenses des États et collectivités locales », quasiment tous les secteurs de l’économie sont en croissance , note le ministère.

  • Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 4 % en rythme annualisé d’avril à juin, après avoir reculé de 2,1 % au premier trimestre. La prévision des analystes tablait sur un rebond de 3,2 %.
  • Les dépenses de consommation ont retrouvé un niveau correct à + 2,5 % après 1,2 %, avec un bond de 14 % des dépenses en biens durables, au plus haut niveau depuis 2009.
  • Les exportations se sont bien comportées à + 9,5% , rattrapant la chute du trimestre précédent à -9,2%
  • Les importations ont en effet elles aussi vivement progressé à + 11,7 %.
  • Les dépenses publiques du gouvernement fédéral ont continué de baisser à – 0,8%
  • L’inflation, incluant l’alimentation et l’énergie, a progressé à 2,3 %, après 1,4 % au trimestre précédent.

Ces chiffres sur la croissance interviennent alors que le Comité Monétaire de la FED a poursuivi le dénouement de son programme de rachats d’actifs obligataires et s’est montré plus optimiste concernant l’économie américaine, réaffirmant qu’il n’y avait aucune urgence à relever ses taux d’intérêt.

 
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